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25 avril 2017

Le comité exécutif de l’Alliance démocratique de Terrebonne (ADT) a entrepris des démarches auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ) afin d’en savoir plus sur le statut du parti de l’ex-maire de Terrebonne, l’Équipe Robitaille, dont l’exécutif vient d’être renouvelé par l’adhésion de deux membres de la famille immédiate de Jean-Marc Robitaille.

Rappelons qu’en date du 15 décembre, la fille de l’ancien magistrat, Valérie Robitaille, a été nommée dirigeante de la formation politique.

Plus récemment, soit le 24 février 2017, Monique Guilbault, épouse de Jean-Marc Robitaille, a aussi été élue dirigeante. Actuellement, si la formation du représentant officiel du parti, Réal Lamontagne, est terminée, celle de l’agente officielle, Nathalie Bourgeois, est en retard.

«Le registre des partis politiques municipaux du Québec (REPAQ) indique que l’Équipe Robitaille est en retard sur la formation de son agent officiel. De plus, son exécutif a été renouvelé récemment par l’adhésion de deux membres de la famille immédiate de Jean-Marc Robitaille. Par souci de transparence, la population de Terrebonne est en droit de savoir quels sont les objectifs de cette formation politique. Les actifs, en date du 1er avril 2016, s’élèveraient à plus de 50 000 $. Considérant la nature des enquêtes de l’UPAC et le refus de tous les candidats en devenir à utiliser ce financement lors de la prochaine campagne électorale à Terrebonne, est-il pertinent pour le DGEQ d’entreprendre un gel des actifs de l’Équipe Robitaille et de mettre en branle un processus de dissolution de ce parti politique? La question doit être élucidée dans les plus brefs délais», selon Yannick Guénette, nouveau président de l’ADT.

Aucun conseiller municipal

Depuis la démission de Jean-Marc Robitaille, le 8 novembre, les dix conseillers municipaux siégeant sous la bannière de l’Équipe Robitaille se sont désaffiliés du parti. Alors que Réal Leclerc, Brigitte Villeneuve, Nathalie Bellavance et Claire Messier ont joint les rangs de l’ADT, Marie-Josée Beaupré, Paul Asselin et le nouveau maire Stéphane Berthe se rangent maintenant derrière les couleurs d’une toute nouvelle formation politique, Génération Terrebonne (voir autre texte). Les autres conseillers demeurent à ce jour indépendants.

De fait, il n’y a plus aucun élu municipal au sein de l’Équipe Robitaille. «Et il y a consensus, de la part de l’ensemble des candidats à l’élection municipale du 5 novembre, à demeurer distants de cette formation politique en raison de l’enquête que mène l’UPAC sur plusieurs dirigeants issus de ce parti, poursuit M. Guénette. À cette étape-ci, on se demande donc si la formation politique peut maintenir son statut et ses avantages découlant de la loi électorale.»

Faut-il rappeler que la loi oblige une formation politique, sur la scène municipale, à avoir un chef en action et désigné par un minimum de 100 membres reconnus par le DGEQ. De plus, une formation politique a l’obligation d’avoir un agent officiel qui a suivi une formation donnée par cette même instance démocratique au Québec.

Dans les règles de l’art

Questionné par le journal La Revue, le maire actuel de Terrebonne et ancien membre de l’Équipe Robitaille, Stéphane Berthe, prétend que le parti de l’ex-magistrat Jean-Marc Robitaille sera dissous dans les règles de l’art, et qu’il ne touchera pas un sous de la caisse de ce parti politique auquel il n’est plus affilié.

Quant à Valérie Robitaille, elle a préféré ne pas réagir à la sortie de l’ADT, invitant les principaux intéressés à soumettre leurs questions au DGEQ. Au moment de mettre sous presse, l’organisation n’avait toujours pas fourni de réponses à nos questions.

http://www.larevue.qc.ca/actualites_adt-veut-connaitre-statut-equipe-robitaille-n41709.php​